Le proverbe l’affirme : on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre. Une soirée dansante digne de ce nom se paye le prix fort. Se dandiner tout en sueur sur un dance floor surchargé en individus plus ou moins effrontés, et ceci sans débourser les 15€ d’usage pour une boîte de nuit parisienne ? Impossible. Ne pas se préoccuper du ratio homme-femme de son groupe pendant la demi-heure de queue qui précède son entrée dans la susmentionnée boîte de nuit ? Impensable. Échapper au passage « videur » et à l’angoisse de se faire renvoyer au lit parce qu’on n’a pas acheté des Stan Smith de couleur convenable ? À Paris ? C’est parfaitement inconcevable.

Faux et archi-faux. La preuve ? À chacun des bars suivants, ambiance festive, service convivial et prix abordables font bon ménage. Suivez le guide.

L’Éventail

©Justacote.com
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Pour mon anniversaire, je voulais un bar parisien bien placé. Assez grand pour accueillir tous mes copains. Avec de l’espace pour pinter tranquille mais aussi pour danser. Et donc, forcément, une playlist qui satisfasse à la fois mes goûts plutôt Voltage et ceux de mes potes calés Rex Club. Tout ça à des prix abordables, et puis avec un service correct aussi.

Impossible ? Presque.

Et puis, je me suis décidée pour l’Éventail – convaincue dès qu’ils m’ont précisé qu’à partir de 21h, « on bouge les tables et notre DJ passe du R’n’B, funk, disco des années 80 à 90 ». Grâce à Privateaser, la pinte a été assurée à 5€ toute la nuit et comme si ça ne suffisait pas, le barman m’a accueillie avec le sourire. Un comble, vous dis-je. Mon anniversaire fût célébré en bonne et due forme.

Oussa ?
28 boulevard Voltaire (11ème) – M° Oberkampf

 

Le Pop-In

©TimeOut Paris
©TimeOut Paris

Il nous fait du 5 étoiles jusque sur les sites d’avis participatifs un peu ringards – c’est effectivement à Yelp que je pense – et pour cause : entre ambiance familiale et programmation musicale soignée, le Pop-In coche toutes les bonnes cases. Acclamé comme le « temple parisien du indie-rock », le bar a l’odeur, certes un peu poisseuse (mais surtout vivifiante) des pubs tamisés de Londres et de la promesse d’une bonne soirée. L’occasion aussi de découvrir de nouveaux musiciens, quitte à s’abîmer les cordes vocales.

Magique, le Pop-In : le pichet de bière à trois francs six sous aura vite fait de vous transporter outre-Manche et vous vous retrouverez ni une ni deux à peaufiner votre accent so British avec les nouveaux camarades rencontrés au comptoir. Il s’agirait de ne pas de faire l’impasse sur ce genre de riche échange.

Oussa ?
105 rue Amelot (11ème) – M° Saint Sébastien-Froissard

 

Le Mammouth

©Privateaser
©Privateaser

Avec un nom pareil, c’est quitte ou double : manquant cruellement de bon goût ou au contraire méga stylé. Le Mammouth, avec ses canapés de cuir sur fond de murs de pierre, est largement à la hauteur des attentes de tout bon noctambule parisien motivé mais un peu fauché. L’ambiance est bonne, les pintes semblent percées et le photomaton en libre service fera très bien sur Facebook avec votre #TGIF.

Le secret ? Une cave spacieuse où les Britney à l’ancienne succèdent aux Lady Marmelade dont vous connaissez (presque) intégralement les paroles. L’occasion, donc, de ressortir le déhanché qui fait votre réputation depuis la 3ème. C’est presque comme si on avait mis votre vieil iPod en shuffle.

Oussa ?
116 rue amelot (11ème) – M° Oberkampf ou Filles du Calvaire

 

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